Posts filed under 'Films étrangers'
Quelque part entre le Maroc et la péninsule arabique, dans un petit village. Ce sont les femmes qui, depuis la nuit des temps, vont chercher l’eau à la source en haut de la colline. Sous un soleil de plomb et chargées comme des mules, plusieurs d’entre elles ont fait des fausses couches à cause de ces trajets épuisants. Elles décident donc de faire la grève de l’amour, afin de forcer les hommes du village à équiper le village en eau…
Leila n’est pas née dans ce village. Jeune mariée, amoureuse d’un mari qui l’aime, elle ne fait pas l’unanimité dans sa belle famille et au sein de la communauté. La plupart des femmes du village n’ont pas choisi leur mari, et ne savent pas ce qu’est le véritable amour. Mais les choses vont changer, puisque Leila ne supporte plus de voir les femmes du village tout faire pendant que leurs hommes prennents le thé. Avec cette grève d’un genre inédit, les femmes vont faire plus qu’apporter de l’eau dans leur village.
Le film part d’une bonne intention : traiter la misogynie de manière plutôt cocasse. Mais le film se traine en longueur (deux heures), et la grève en question ne suffit pas à maintenir le spectateur éveillé si longtemps. Et bien que les actrices soient globalement toutes assez bonnes dans leur rôle, Leïla Bekhti habillée comme un sac et les cheveux pleins de terre…on a connu plus crédible. Elle n’y peut rien : “elle brille“.
Note : 2/5
Avec : Leïla Bekhti, Hafsia Herzi, Biyouna, Saleh Bacri…
Sortie le 02/11
R.B-P.
October 30th, 2011
Dans l’Espagne de l’après-guerre, le petit Andreu agé de 11 ans découvre les corps d’un père et son fils dans les bois, après que leur charette ait chuté d’une falaise. Le dernier mot du jeune garçon agonisant sera “Pitorliua“. Cette mort, au départ qualifiée d’accidentelle par les autorités, va petit à petit faire remonter à la surface les heures sombres de la guerre civile.
Continue Reading August 23rd, 2011
Tiré de l’histoire réelle du plus célèbre réseau social du monde, “The social Network” nous raconte donc la création de ce site devenu incontournable en quelques mois seulement.“On ne se fait pas 500 millions d’amis sans se faire quelques ennemis” est le pitch de départ de cette histoire mouvementée ! Celle de Marc Zuckerberg est carrément singulière.
L’intérêt énorme de ce film ne réside pas pas tant dans la narration de la génèse de Facebook, mais surtout dans la compréhension du pourquoi du comment.
Pour bien comprendre l’histoire, il faut comprendre le système éducatif américain et ses “sociétés” qui régissent les vies des étudiants américains. Il est en effet très important d’appartenir à ces groupes pour le statut social. Et beaucoup seraient prêts à n’importe quoi pour entrer dans un groupe.
Mais l’idée est simple et révolutionnaire : faire vivre sa communauté sociale réelle sur Internet. Et elle naît facilement, dans a vie d’un étudiant confronté plusieurs projets en cours…
Et même s’il y a eu des arrangements commerciaux une fois le site lancé, cette idée se construit au fur et à mesure du temps et de la vie de son créateur.
L’autre idée du film, c’est que lorsqu’on tient un projet auquel on croit, il faut absolument se lancer à fond dedans et ne pas trop tergiverser !
A méditer pour les futurs projets que vous entreprenez et surout un très bon moment à passer au cinéma ! N’oubliez pas qu’une rupture peut être le point de départ d’une belle aventure !
October 19th, 2010
Avec Jude Law et Robert Downey Junior notamment, ce Sherlock Holmes subit un sacré lifting !Que connait on exactement de Sherlock Holmes exactement ? Un homme très doué pour résoudre les énoigmes que Scotland Yard n’arrive pas à comprendre au prix de déductions très bien senties ? Un homme qui tient une haute estime de lui même indépendant ? Un peu de tout ça à la fois …
Et Robert Downey Junior l’incarne très bien, avec une justesse et un sang froid très anglais. Jude Law lui joue le Dr Watson, fidèle du détective privé londonien, qui se laisse volontiers embarqué dans ses aventures.
Les décors reconstituent très bien l’athmosphère industrielle du Londres du 19e siècle pour donner au final un grand spectacle bien servi, sans effets spéciaux superflus. Ils sont utilisés beaucoup pour les décors et les scène d’action, très bien chorégraphiées.
En somme on a un très bon divertissement, à mi chemin entre le film d’action et le film policier, car les investigations tiennent quand même une grosse part du film.
On a hâte de voir la suite avec l’entrée en scène du Professeur Moriarty … Oups, je m’etais juré de ne rien dévoilé de l’histoire …
February 9th, 2010
Un film musical, porté par une ambiance, une atmosphère bien particulière : celle de l’Iran d’aujourd’hui, vu par des jeunes.L’accorche du film nous mets tout de suite dans l’ambiance : deux jeunes sortent de prison et décident de monter un groupe de musique pour échapper à la repression de leur pays : l’Iran. Ils habitent Téhéran et viennent de faire un séjour en prison. La musique comme échappatoire.
Rien que le début nous mets mal à l’aise. Ces deux jeunes ne veulent rien faire de mal, ils veulent simplement jouer de la musique pop. Mais pour pouvoir le faire, ils doivent se cacher dans des caves, des étables, squatter des maisons abandonnées, capitonner leurs mûrs pour éviter que les voisins ne les dénoncent à la police et qu’ils retournent en prison.
Si le film prend un parti flagrant pour cette jeunesse qui commence à gronder sérieusement contre le pouvoir en place là bas, il montre aussi un peu (pas assez diront certains) que cette grogne ne vient pas simplement des jeunes, mais de toutes les couches de la population.
Il montre aussi que quelque soit l’endroit où l’on vit, nos croyances religieuses, le désir d’ouverture, de partage et de découverte sont les mêmes. Les jeunes qui cherchent à rejoindre l’Angleterre pour y faire de la musique librement pourraient venir de Paris, New York ou Tokyo.
Accompagné par une bande son extraordinaire, “les chats persans” est donc une vraie réussite et une prise de conscience pour le reste du monde que l’Iran a besoin de s’ouvrir au monde. Et qu’il en a besoin vite !
Une vraie réussite donc à voir absolument au cinéma.
December 30th, 2009