The artist, de Michel Hazanavicius
George Valentin est une star du cinéma muet d’Hollywood à la fin des années 20. Mais l’arrivée du cinéma parlant et la crise de 29 vont le jeter dans l’oubli et le ruiner. Au même moment, Peppy Miller commence sa carrière. De simple figurante elle va très vite devenir une starlette du tout jeune cinéma parlant. Destins croisés entre ces deux personnages…
George Valentin connaît un succès retentissant. C’est lui, la star que tout le monde idolâtre. Mais lorsqu’on lui annonce que l’avenir est au cinéma parlant, il n’y croit guère. Sa vanité et son arrogance vont contribuer à sa descente aux enfers. Peppy Miller, qu’il a croisée alors qu’elle était figurante sur un de ses films, va tomber amoureuse de lui, si elle ne l’était pas déjà comme de nombreuses groupies de l’acteur. Elle va être propulsée sur le devant de la scène par les studios hollywoodiens et devenir la starlette à qui tout réussi. Pour autant, elle n’oubliera jamais George Valentin.
Michel Hazanavicius réalise avec ce film une prouesse. A l’heure de la 3D et du blu-ray, il parvient à intéresser le spectateur avec un film muet en noir et blanc. Si le scénario est volontairement simple (il faut pouvoir suivre), l’interprétation des acteurs porte littéralement le film. Entre légèreté des situations et intensité des sentiments, le couple Dujardin / Béjo est toujours dans le ton du film, sans en faire trop.
La manière de filmer, qui raconte l’histoire à la place des dialogues, joue avec les nuances de couleurs qui n’existent pas. L’utilisation des ombres et des lumières donnent de belles images sans faire uniquement dans l’esthétisme et donc risquer de perdre le spectateur.
Le film est dans l’hommage sans être dans la copie. L’ambiance est prenante sans être ennuyeuse. On est dedans, c’est réussi. Chapeau l’artiste !
Note : 4/5
Avec : Jean Dujardin, Bérénice Béjo…
Sortie le 19/10
R.B-P.
Add comment October 10th, 2011