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Dans l’Espagne de l’après-guerre, le petit Andreu agé de 11 ans découvre les corps d’un père et son fils dans les bois, après que leur charette ait chuté d’une falaise. Le dernier mot du jeune garçon agonisant sera “Pitorliua“. Cette mort, au départ qualifiée d’accidentelle par les autorités, va petit à petit faire remonter à la surface les heures sombres de la guerre civile.
Continue Reading August 23rd, 2011
“Mieux vaut-il être à la place de celui qui aime ou de celui qui est aimé ?“ Cette phrase, c’est Catherine Deneuve qui la prononce à la toute fin du film. Et elle résume tout à fait Les Bien-Aimés. Récit des histoires d’amour d’une femme, Madeleine, et de sa fille Véra. Entre Prague et Montréal en passant par Paris et Londres, des années 60 à nos jours : aimer et être aimé n’a jamais été chose simple.
Paris, 1963. Madeleine est une jeune fille aux mœurs assez faciles, qui tombe amoureuse d’un étudiant en médecine tchèque. Une fois mariés, ils ont une fille nommée Véra et s’installent en Tchécoslovaquie. Leur mariage ne résistera pas aux infidélités du mari, et encore moins au Printemps de Prague. Leur amour, lui, sera éternel.
Véra deviendra quant à elle une jeune femme qui peine à savoir qui elle est et ce qu’elle veut. Une chose est sûre, elle aimerait être aussi insouciante que sa mère ne l’était. Un soir, alors qu’elle est à Londres avec son meilleur ami - accessoirement amoureux d’elle, Véra va tomber amoureuse d’un américain. Un amour impossible, puisque Henderson est gay. Il sera pourtant le seul amour de sa vie.
Christophe Honoré nous fait voyager à travers le monde, le temps et les personnages. Un exercice difficile qu’il réussi avec brio. Sa manière de filmer sublime les actrices qui en plus sont de très belles femmes. Les personnages masculins, qui sont pourtant relégués aux second plan, sont en fait les personnages clefs de ce film et les acteurs les incarnent à merveille. Pourtant, même si les nombreuses pointes d’humour aident à passer le temps, deux heures et quart de comédie musicale…C’est un peu trop, on a envie que ça se termine et c’est dommage.
Note : 3/5.
Avec Ludivine Sagnier (Madeleine jeune), Catherine Deneuve(Madeleine âgée) et Chiara Mastroianni (Véra) pour les femmes / Louis Garrel (amoureux de Véra), Milos Forman (Père de Véra)…
Sortie le 24/08.
R.B-P.
August 23rd, 2011
Les premiers amours sont les plus intenses. On ne sait pas trop ce qui nous arrive, mais on sent cette boule dans le ventre, on se projette et l’on souhaite rester avec l’être aimé pour toujours. Mais lorsque l’on est enfant, il est parfois difficile de contrôler ses sentiments. Le jeune Dara va être dans cette position, en tombant fou amoureux d’une anglaise aussi jolie que fougueuse.
Dara et son frère Eoin sont deux frères irlandais agés respectivement de 12 et 11 ans. Orphelin de leur mère et avec un père contraint de voyager souvent, ils sont receuillis par leur tante dans le Nord de la France. C’est là que Dara fait connaissance de Bella. Elle a environ son âge, est anglaise et très joueuse. Ils ont tout pour s’entendre. La flamme de leur amour est intense et semble ne jamais pouvoir s’éteindre. Mais Bella est une séductrice, et un beau jour elle se lasse de son amoureux et commence à s’interesser à son frère. Fou de jalousie, Dara va littérallement péter les plombs, jusq’à un point de non-retour.
Ce premier long métrage d’Alicia Duffy est très encourageant pour la suite de sa carrière. Déjà connue pour ses courts-métrages – avec lesquels elle a obtenu de nombreuses récompenses, cette réalisatrice anglaise s’interesse particulièrement à l’adolescence. Une période “viscérale“ selon elle. Et ce film le montre bien, puisque Dara est à cette période charnière où se croisent les rêves d’enfants avec la réalité des adultes. Ces derniers sont d’ailleurs totalement absents du film, comme pour montrer la solitude que peuvent ressentir certains adolescents.
Note : 2/5.
Avec : Jack Gleeson, Imogen Jones, David Brazil, Austin Moulton…
Sortie le 03/08
R.B-P.
August 1st, 2011
La première scène plante le décor : une pièce de réfectoire, des bonnes sœurs qui finissent de mettre le couvert et des pèlerins - dont une bonne partie souffre d’un handicap, prennent place petit à petit. Parmi eux Christine. Atteinte de sclérose en plaques, elle a passé la majeure partie de sa vie en fauteuil. N’étant pas une fervante religieuse, elle n’attend pas particulièrement de sa venue à Lourdes un miracle. Pour assister ces pélerins des membres de l’Ordre de Malte, organisation caritative catholique, sont présents : Maria, une jeune pleine de vie et d’interrogations, et un officier dont le charme ne laisse aucune femme indifférente.
Même avec un tel titre et bien qu’il ait été tourné à Lourdes dans les différents lieux de pèlerinage, ce film n’est pas qu’un simple film sur la religion. Il va au-delà de ça. Il est question de dépendance, de maladie, de vieillesse, de foi et d’amour. Et si certaines images sont assez dures, on ne passe pas une heure et demie à se lamenter sur le sort de ces pauvres gens. Le jeu des acteurs est simple, réel, et quelques touches d’humour sont placées avec finesse dans les dialogues. Les personnages des deux pensionnaires par exemple, apparament habituées de ce pèlerinage et adeptes de potins sur la religions, sont absolument irresistibles.
Note : 2,5/5.
Avec Sylvie Testud, Léa Seydoux, Bruno Todeschini, Elina Löwensohn…
Sortie le 27/07
R.B-P.
July 26th, 2011
Un film français très attendu, le 7e film de Guillaume Canet en tant que réalisateur, souleve pas mal de questions sur l’amitié et la place qu’elle occupe dans nos vies d’aujourd’hui. Avec cette question, simple : que feriez vous par amitié ?Si le film pose cette question de manière simple avec la trame de l’histoire principale, elle se retrouve dans touts les petites histoires racontées autour de l’histoire centrale. Qu’etes vous prêts à faire par amitié ?
Ludo a une bande de potes et ils partent toujours chaque année ensemble en vacances à coté de la dune du pilat. Mais Ludo a un terrible accident de scooter à Paris, en sortant de boite de nuit. Il est entre la vie et la mort. Ses amis doivent ils partir en vacances car ils ne peuvent rien y faire ou rester à son chevet pour l’aider à se remettre ? Première question…
Sans dévoiler toute l’intrigue, aucune réponse tranchée n’est donnée dans “les petits mouchoirs”. En sortant de ce film, vous serez non seulement émus, mais également touchés par l’histoire. Car chacun peut y voir une situation vécue, ou s’identifier à un personnage et se dire “et moi, qu’aurais je fais à leur place ?”.
Alors je vous pose la question : qu’auriez vous fait à leur place ?
November 9th, 2010
Ce film étrange donne à Romain Duris et John Malkovich l’occasion de jouer ensemble dans un conte moderne, d’une mélacolie et d’une puissance rarement égalée …Ce film raconte l’histoire d’un homme, Nathan (Romain Duris), dont la vie bascule lors d’un accident de voiture. Un homme mystérieux l’interroge à la sa sortie de coma et sa vie d’avocat à succès bascule …
Autant ne pas trop dévoiler de l’histoire, cela permettra de découvrir les détails de ce film avec plus de surprise encore.
“Et alors” parle donc d’un homme qui a cotoyé la mort de près et qui rencontre le docteur Kay (John Malkovich) qui va lui apprendre à vivre, lui enseigner la vie.
Un véritable conte, plein de poésie, de flash back pour apprendre le parcours de Nathan et sa famille en même temps que sa vie se déroule dans le film. Nathan se pose des questions existentielles quand à son retour du coma, la perte d’un enfant qui a entrainé la destruction de son couple, sa mort annoncée par le docteur Kay…
Des dizaines de questions sur la mort lui viennent à l’esprit et le docteur Kay est là pour l’accompagner dans ce périple, cette quête introspective pour que finalement il sache pourquoi il a décidé de sortir de son coma post traumatique.
Un film magnifiquement interpreté avec donc Romain Duris et John Malkovich mais aussi Evangeline Lily (Kate dans Lost), avec une musique exceptionnelle de justesse, un final intense et plein d’émotions, à voir absolument malré la tristesse et la mélancolie qui se dégage de ce film superbement réussi !
February 20th, 2010
Adapté du roman de Cormac McCarthy, la route raconte l’histoire d’un père et son fils lancé dans un périple vers l’océan pour y trouver une vie moins dure…Dans ce roman très noir, qui met en scene un monde post apocalyptique, ce film nous fait suivre un père et son fils le long des dangers que renferme ce monde redevnu sauvage. Ensemble ils doivent affronter les dangers qui se présentent à eux et … survivre.
Interpreté par Viggo Mortensen, il arrive sans problèmes à non seulement donner de la crédibilité au role d’un père qui perd petit à petit pied dans ce monde de barbarie, mais aussi à retranscrire les questions qu’un homme dans sa situation peut se poser, ce qu’il doit faire, seul face à ses dilemnes…
Le fils est la pointe d’humanité qui empêche ce père de sombrer dans la folie, car il doit absolument tout faire pour le protéger et donc garder de l’humanité. Ils s’aident mutuellement et ont besoin l’un de l’autre.
La mère, interpretée par Charlize Theron, les a quitté plus tôt, ne voulant plus “survivre”. Malgré son absence physique lors de ce périple, elle demeure très présente dans les pensées des deux hommes.
Ce qui est intéressant dans ce film, au delà de la vision manichéenne simpliste du début, c’est que justement dans ce monde bouleversé, les concepts de bien et de mal vont petit à petit glisser vers l’opportunisme. On sent très bien l’humanité du père séloigner à mesure qu’ils touchent au but.
Toutes les questions que se pose ce père qui enseigne à son fils comment se suicider avec l’arme familliale pour éviter d’être mangé vivant sont pertinentes. Qu’adviendra t il de mon fils quand je ne serais plus là pour veiller sur lui ? Que deviendrais je si on m’enlevait mon fils ?
L’atmosphère pesante de fuite permanente pour échapper aux barbares qui survivent de cannibalisme rends les scène encore plus criantes de vérité : on vit vraiment les angoisses et les rares émotions positives des deux personnages principaux.
On peut également y voir un voyage initiatique pour le jeune garçon qui reviens sur les traces de l’enfance de son père et grandit tout au long du film pour finalement devenir un homme qui devra s’assumer seul.
Voici la bande annonce de ce film, sorti début décembre 2009 :
January 6th, 2010
Le dernier film de Pédro Almodovar, qui était en compétition à Cannes en 2009, était très attendu. Comme dans ces derniers films, la belle Penelope Cruz fait partie du castinget tient un rôle prépondérant dans ce dernier opus du maître du cinéma espagnol.
Le film raconte l’histoire d’un scénariste devenu aveugle à la suite d’un accident qui raconte la passion qu’il a vécu avec une femme à son co-scénariste. Ce couple n’aspirait qu’au bonheur : elle était la maîtresse d’un magnat de l’industrie dans le début des années 90, lui était simple scénariste qui aspirait à devenir réalisateur.
Entre les flashbacks, les rebondissements, les histoires d’amour, d’iinfluence, de jalousie enter les différents protagonistes, Cet Almodovar là est un vrai chef d’oeuvre. Il manipule aussi bien l’art du comique de certains situations et quiproquo, que l’émotions de scènes poignantes et tellement émouvantes…
Servis par des acteurs portés par les textes et la passion de cette histoire, une réalisation où Almodovar aime jouer avec le spectateur, vous passerez un excellent moment, confortablement installé dans votre fauteuil de cinéma.
Courrez donc voir les étreintes brisées de Pédro Almodovar. Réjouissons nous, il devra revenir à Cannes avec un film encore meilleur pour obtenir un prix puisqu’en 2009 il n’aura rien obtenu de ce jury !
May 24th, 2009
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