Poulet aux prunes, de Marjanne Satrapi et Vincent Paronnaud 

October 24th, 2011

Nasser Ali Khan est le plus grand violoniste de toute l’Iran. Mais en cette année 1958, il a perdu le goût de vivre depuis que le violon qu’il aime tant s’est cassé en mille morceaux. Aucun autre instrument ne pourra jamais le remplacer. Il décide alors de se laisser mourir. Retour sur les huit jours précédant sa mort…

En attendant que la mort ne vienne le chercher, Nasser Ali se laisse emporter à ses rêveries. Il replonge dans sa jeunesse et se souvient de sa formation de violoniste avec son maître, et son premier amour. Azraël, l’ange de la mort, arrive enfin chez le violoniste, mais ne semble pas décider à l’emmener tout de suite.

C’est le second long métrage de Marjane Satrapi. Comme pour Persepolis, elle travaille en équipe avec Vincent Paronnaud. Tous les deux viennent du milieu de la bande dessinée, et cela se ressent. Les décors sont à moitié réel et à moitié dessiné. A l’inverse de Persepolis (prix spécial du jury à Cannes en 2007), ce n’est pas un film d’animation. Vu la spécificité du film, il y a des raisons d’aimer ou de ne pas aimer ce film.
Critique POUR : si l’on aime lorsque le cinéma se frotte à la bande dessinée, ce film est esthétiquement superbe. L’univers et tout à fait particulier et vous plonge dans une ambiance unique en son genre, douce et intemporelle. L’histoire bouleversante de cet artiste trouve en Mathieu Amalric un très bon interprète.
Critique CONTRE : après un début laborieux, on peine à comprendre où les réalisateurs veulent nous emmener. Les décors en carton rajoutent à ce sentiment de ne pas entrer dans le film. Le scénario n’est pas assez profond, et la personnalité des personnages pas assez développée.

Note : 3/5 ou 1/5

Avec : Mathieu Amalric, Edouard Baer, Maria De Medeiros, Golshifteh Farahani…
Sortie le 26/10

R.B-P.

Publié dans : comédie dramatique

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