Carré Blanc, de Jean-Baptiste Léonetti 

September 5th, 2011

Difficile de sauver son couple dans un monde où les sentiments n’ont pas leur place. Philippe et Marie se sont connus très jeunes à l’orphelinat. 20 ans plus tard, ils sont mariés mais leur couple est aussi froid que la société dans laquelle ils vivent. Devant ce triste spectacle, Marie va faire une dernière tentative pour préserver leur amour…

La mère de Philippe n’aime pas ce qu’est devenu la société. En utilisant une métaphore sur les bébés ours et leur mère, elle va faire comprendre à son fils que pour s’en sortir il doit devenir plus fort qu’un ours adulte. En l’abandonnant, elle l’envoie dans un orphelinat, dans lequel on lui apprend à agir et à penser de manière déshumanisée. C’est là-bas qu’il va devenir un être froid faisant passer des tests tous aussi absurdes les uns que les autres. C’est aussi là-bas qu’il rencontrera Marie, avec laquelle il va se marier. Mais alors que leur couple bat de l’aile, cette dernière va décider de braver le système pour sauvegarder le peu qu’il reste de leur amour.

Pour son premier long (1h12), Léonetti a emmené dans ses bagages tout son background du milieu de la pub. Sa façon très estéthique de concevoir une intrigue pourtant assez creuse sauve le film. Avec bien sûre des acteurs très bons, qui incarnent parfaitement des personnes à qui l’on a appris à ne plus avoir de sentiments. Plus long, le film aurait été ennuyeux. Mais il est quand même un peu court. Bizarre, comme l’impression que l’on a en sortant de la salle. En déshumanisant ses personnages, Léonetti parvient à susciter des impressions, des émotions chez le spectateur.

Note : 3/5

Avec : Sami Bouajila, Julie Gayet…
Sortie le 07/09.

R.B-P.

Publié dans : Drame, Science Fiction

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